Rwanda - Ideologie genocidaire: Rapport de la Commission Parlementaire - Juin 2004

Publié le par Nikozitambirwa

A partir de la page 60

 

 

LA PROVINCE DE CYANGUGU

 

La province de Cyangugu est située au sud-est du Rwanda, elle frontalière avec le Burundi et se rencontre dans la vallée de BUGARAMA  et la forêt de la KIBIRA qui fait jonction avec la forêt  de NYUNGWE ; Frontalière aussi avec la République Démocratique du Congo dans la province du Sud Kivu se séparant par le lac KIVU et par la rivière de la RUSIZI. La longueur de ces frontières fait que son contrôle soit difficile.

 

A l’Est, elle est limitrophe avec la province de Gikongoro, se séparant par la forêt de NYUNGWE. La ville de CYANGUNGU est jointe à celle e BUKAVU, et d’ailleurs l’aéroport de KAMEMBE  était utilisé par ces deux Villes à l’époque coloniale.

 

Le comportement des habitants de Cyangugu est le même que ceux de BUKAVU.

 

 

Le fait que la province de Cyangugu soit éloignée de la Capitale du Rwanda Kigali, son commerce et ses approvisionnements  s’effectuent surtout à Bukavu et à Bujumbura. Le commerce et les approvisionnements passent dans des voies illégales (frauduleuses). Les divisions ethniques du Burundi et celles de Bukavu s’infiltrent facilement dans CYANGUGU. Autre chose qui attise les divisions, c’est la LIPRODHOR qui est né là bas ainsi que les politiciens animés toujours par les divisions, ( TWAGIRAMUNGU Faustin etc.)

 

 

La province de Cyangugu faisait parti de la ZONE TURQUOISE. Cela a fait que le génocide y dure longtemps sous couvert des français. On y a tué beaucoup de gens et nombreux dégâts matériels, un poignet de rescapé du génocide est resté dépouiller de tous leurs biens. 

 

Les interahamwe ont continué de traverser la frontière en provenance des camps des réfugiés et perpétrer le pillage, détruire et tuer les personnes sur place et cela jusque vers la fin de 1995.

 

 

Ceux qui étaient à la tête de ces tueries sont le Préfet de CYANGUGU  qui avait d’ailleurs lancé les massacres dans le BUGESERA en 1992, NTAGERURA André qui était ministre dans le gouvernement dit d’ABATABAZI ; le Lt. IMANISHIMWE Samuel qui tait comandant dans CYANGUGU ; les bourgmestres des  communes de la Préfecture de Cyangugu tel que  MUBILIGI Napoléon etc. ; les commerçants  comme Yusufu MUNYAKAZI ;  les responsables religieux et les interahamwe qu’ils manipulaient.

 

 

1.      LES ASSASSINATS DIRIGES CONTRE LES RESCAPES ET LES TEMOINS

 

La commission a trouvé que dans la province de CYANGUGU, certains témoins ont été tués pour les empêcher à témoigner ce qu’ils ont  vu pendant le génocide.

 

LE DISTRICT DE BUKUNZI

 

MISHOGORO qui habitait le secteur de GITAMBI  a été tué parce qu’il témoignait à charge de Alphonse KAMPONYI.

Costasie de  GITAMBI  a été tué empoisonné.

 

 

LE DISTRICT DE NYAMASHEKE

 

David HAKIZIMANA  du secteur de TYAZO a été tué par fusillade parce qu’il  déclarait publiquement  qu’il allait témoigner à charge conte les assassins de leur secteur..

 

GIRIMBABAZI  a été tué chez lui parce qu’il avait témoigné à charge de MUNYAMBIBI Vincent ; On a poursuivi le nommé KINGALI  fils de MUNYAMBIBI Vincent ( Président du Tribunal de Canton de NYAMASHEKE). Actuellement, dans la province de Cyangugu, les tueurs ont changé leur stratégie de s’écarter des témoins qui montrent la vérité dans les juridictions GACACA ;  ils utilisent du poison surtout qu’ils pensent que leur poursuite est difficile.

 

 

LES JURIDICTIONS GACACA

 

Au commencement les juridictions Gacaca dans la province de CYANGUGU travaillaient normalement jusqu’à la 6ème et la 7ème  quand les problèmes ont commencé d’être  manifestent. Parmi eux nous pouvons citer : faire traîner les activités des réunions par le quorum de l’assemblée générale  qui n’atteint pas et les absences des juges intègres.

 

 

LE DISTRICT DE NYAMASHEKE

 

Les menaces exercées sur les témoins en les empêchant de dire ce qu’ils ont vu. Imputations des crimes sur les défunts ou sur des personnes se trouvant à l’extérieur du pays. Les pauvres ayant reçu l’argent des riches acceptent de porter les charges des crimes de ces derniers ; ce qu’ils appèlent «  KUGURA COLTAN » (achat du coltan) :

NKUNDANYIRAZO a accepté de porter les crimes de KAREMERA  et a reçu en contre partie la somme de cinquante mille de francs rwandais (50.000FRW)

 

 

Les dirigeants qui ne donnent pas la valeur aux juridictions Gacaca ou qui luttent contre ces dernières ; le maire de district nommé SIMBARIKURE Théogène avec son épouse Antoinette sont connus de protéger leurs familles ;

 

MUNYAMBIBA Vincent, on dit de lui qu’il protège ses garçons et les autres auteurs du génocide, ainsi il les fait libérer d’un e façon injustifiée. C’est quelqu’un qui s’est fait une grande personnalité dans ce district.

 

 

LA VILLE DE CYANGUGU

 

Bernard  BANAMWANA,  vice-maire de la  ville de CYANGUGU chargé des affaires économiques, est sur la liste des génocidaires dans la cellule où il est originaire. Il a essayé de se faire rayer de la liste mais on l’a mis de nouveau quand les autorités ont appris ça.

 

 

LE DISTRICT D’IMPALA

 

 

BIZAGWIRA, coordinateur de GIHEKE lui aussi est sur la liste des accusés de génocide.

 

 

Le cas des grandes familles qui sont massivement représentées dans certains secteurs (ABANYUMU  dans le district d’IMPALA, secteur RUBAYI ) qui protègent les leurs qui ont commis le génocide puisqu’ils sont majoritaires dans le siège des intègres de GACACA.

 

 

Les religieux font obstruction à l’éclatement de la vérité : certains prêtres prêchent à leurs chrétiens dans leurs communautés de bases (Imiryango remezo) à ne pas porter leurs problèmes dans les juridictions Gacaca car dit-on tous sont des pauvres ainsi,  tous ensembles seront assistés. Les pasteurs de l’ADEPER enseignent à leurs adhérents que  c’est Dieu seul qui montrera la vérité et qu’il n’y a aucune raison de plaider et de témoigner à charge dans les juridictions gacaca.

 

Les responsables à tous les niveaux, les agents de l’Etat, les commerçants ne veulent pas adhérer aux juridictions Gacaca.

 

 

Ceux qui propagent l’idéologie de génocide passent tout leur temps à prêcher que Gacaca a été mis en place pour exterminer les Hutus, au lieu de la prendre comme un moyen de réconcilier la société rwandaise.

 

 

2.       DANS LA JUSTICE ORDINAIRE

 

 

Dans les parquets et surtout dans le parquet près la cour d’Appel de CYANGUGU, on dit qu’on trouve un bras de fer entre les rescapés et le parquet, les rescapés l’accuse de marchander les dossiers et de divulguer les secrets contenus dans les dossiers alors que c’est le parquet qui devait les aider.

 

Autre chose constaté dans ces instances, c’est la corruption exacerbée : MARARA  Charles alias  CYAKA, KARANGWA  et  ARSTIDE   se trouvant dans le parquet. Et pour des gens qui se sont entêtés  de la Cour d’Appel, ceux-ci disent que quand ils reçoivent les dossiers en rapport avec le génocide, les accusés sont acquittés même si le Tribunal de Première Instance les a condamnés à une peine de mort.

 

 

« Les Chambres du conseil » libèrent les gens d’une façon non claire, ainsi, la libération provisoire dépasse les délais prévus par la loi.

 

 

4        PERSECUTIONS, QUARANTAINE, MENACES INFLIGES AUX RESCAPES DU GENOCIDE ET AUX TEMOINS :

 

Actuellement, les rescapés et les témoins sont menacés surtout au cours de la 6ème et la 7ème réunion des juridictions gacaca.

 

En général, ces menaces sont faites de différentes manières : les mots vexatoires avec pour objectif de traumatiser, conduire les vaches pour brouter les cultures d’autrui, les traiter de fou, les écarter en ne les venant pas au secours, empêcher  les clients d’acheter leurs produits dans les marchés pour qu’ils tombent en faillite. Les exemples sont multiples :

 

 

LE DISTRICT DE NYAMASHEKE

 

 

NYAMPINGA Brigitte a accusé NZEYIMANA Etienne de l’avoir violée sexuellement, tout le monde l’a hué. Sachant cela, NZEYIMANA l’a menacé jusqu’à ce qu’elle ait déménagé pour se réfugier à KININI.  Ils l’ont poursuivi là aussi, et actuellement, on la traite de folle. Ce NZEYIMANA travaille actuellement au Centre de Santé de NYAMASHEKE.

 

Dans le district de KAGANO, cellule NYAKABINGO, il y a des actes d’abîmer les champs des rescapés du génocide, et quand ils veulent solliciter l’assistance d’autorité de district, ce dernier  ne les accueille pas.

 

 

Un prisonnier nommé KAMANA,  souvent il envoie des messagers aux rescapés leur disant : «  Attention, car tôt ou tard nous allons être libérés et nous allons vous tuer encore ».

 

 

Lors des élections,  on a tué le bétail de la nommée MUKAMURENZI, coupant ses cannes à sucre pour avoir témoigné à charges des présumés coupable du crime de génocide.

 

 

  LE DISTRICT DE GASHONGA

 

 

HABYARIMANA Jean Marie Vianney, il a été battu et blessé pour avoir témoigné dans les juridictions Gacaca.

 

DISTRICT DE BUKUNZI

 

RUKERATABARO Aloys, coordinateur de MATARE  a tué la chèvre de MUKARUGABA Scolastique puisqu’il le chargeait dans la juridiction Gacaca, heureusement que le parquet l’a obligé de la restituer.

 

Adrien NIYITEGEKA  a brûlé l’étable d’une veuve NYIRANSENGIYUMVA,  son bétail (chèvres) ont été brûlé dedans. En plus de cela il a frappé un « local Defense » qui venait au secours.

 

 

On a tué un porc  par lance de MUKAMUGOMBWA  Eliane habitant RWABIDEGE. Le Vice-maire chargé des Finances TWAHIRWA Jean Claude l’a menacé parce qu’il a inculpé dans la juridiction gacaca.

 

 

BUREGEYA directeur  d’une école de l’école primaire de  NYAKABUYE menace un des enseignants de cette école pour l’avoir inculpé.

 

 

LE DISTRICT DE BUGARAMA

 

NYIRANSABIMANA Alvéra du secteur de NZAHAHA, on l’a dit : « si on t’avait rendu court comme les autres, tu ne tiendrais pas des propos pareils »

 

BAGIRISHYA J.M.V., du comité d’IBUKA  dans le district de NYAMASHEKE, on l’a tendu une embuscade en provenance du cabaret, on a tenté de le tuer et il l’a su, actuellement il ne fréquente plus les cabarets. Les participants à cette réunion de planification de meurtre sont MUNYAMPIRWA et MUREGO.

 

 

LE DISTRICT D’IMPALA

 

NYIRASHYIRAMBERE Espérance est menacé par les habitants de sa cellule parce qu’il charge l’inspecteur des écoles primaires.

 

LA VILLE DE CYANGUGU

 

HATEGEKIMANA  Jean Baptiste, coordinateur de secteur MUHARI est menacé par MUHAYIMANA Didace, il l’a manipulé la population qui le menace partout où il passe.

 

 

 

 

 

 

LE DISTRICT DE GATARE 

 

Il y a un groupe de  quatre personnes à savoir SEBAHIRE, MBABAZIMITIMA, RUHUMURIZA Jonathan, NTISERURWA Joseph, ils menacent les rescapés du génocide du secteur MUSASA parce qu’ils ont inculpé de génocide.

 

 

5. L’ADMINISTRATION

 

 

En général tous les préfets de CYANGUGU tels qu’ils se sont succédé jusqu’aujourd’hui sont reprochés par la population de l’écarter et de ne pas résoudre leurs problèmes. Il y a ceux qui sont accusés  d’être passionné par la fraude, les autres sont accusés d’avoir trempé dans le génocide, les autres encore ont été caractérisés de pencher d’un seul côté de la population en leur inculquant les divisions. Les exemples sont multiples :

 

 

LA VILLE DE CYANGUGU

 

Les autorités passionnées par la fraude  et qui sont accusées de génocide et qui sont sur la liste (BANAMWANA Bernard Vice-Maire chargé des affaires économiques).

 

LE DISTRICT D’IMPALA

 

 

La majorité des membres du Comité exécutif est accusée de génocide.

 

6. LES EGLISES

 

 

DISTRICT DE NYAMASHEKE

 

 

Il y a des divisions fragrantes  dans les églises. Ces divisions sont fondées sur la formation d’une clique au sein de son administration. Au départ, les responsables des églises d’avant le génocide ont refusé de réintégrer les rapatriés de 1994. A leur admission, les conflits  ont continué pour des raisons de malentendus dans la gestion et dans la gestion des fonds en faisant alibi aux problèmes ethniques. Cela est plus remarquable dans l’Eglise Méthodiste Libre au Rwanda à KIBOGORA  et l’ADEPER GIHUNDWE,  dans la Ville de CYANGUGU  et à BUGARAMA.

 

Ces divisions sont conscientisées aux chrétiens et qui changent en divisions fondées sur les ethnies. Par exemple à Bugarama, les chrétiens qui se trouvaient dans l’Eglise (ADEPER) ont refusé l’entrée au pasteur Tutsi.

A l’Eglise Méthodiste Libre au Rwanda (EMLR) à KIBOGORA, on y a constaté deux blocs opposés dans lesquels on y trouve des divisions ethniques. D’un côté, il y a «  Conférence de l’Ouest» dans lequel on trouve les pasteurs : NTAMBABARO André, MUSHIMIYIMANA Siméon, IRAMBONA Gabriel, etc. on les nomme hutu.

 

De l’autre il y a ce qu’ils ont appelé « la Conférence de l’EST » qui comprend Monseigneur  IYAMUREMYE Elaste, Pasteur Mutunzi,  Rév. Pasteur KAYINAMURA Samuel, Rév. MUNYAKAZI John etc. on les nomme tutsi. Ces deux blocs opposés ont commencé les négociations sous la facilitation du gouvernement rwandais.

 

Le Curé de la Paroisse Shangi combat publiquement les  juridictions Gacaca, dans l’église il critique les chrétiens de pas aller témoigner à décharge aux accusés de crime de génocide dans les juridictions Gacaca. Il dit : « Vous êtes des chrétiens bidons, vous qui n’aillez pas témoigner à décharge de vos collègues ».

 

L’Abbé RDAKEMWA  de l’école St Aloys distribuer dans ses élèves des exemplaires du numéro publié par un journal français portant l’article qui dit que c’est KAGAME  qui a descendu l’avion de HABYARIMANA

 

L’Abbé NGIRINSHUTI  de NKAKA, était arrêté pour être présumé génocidaire mais il a été libéré d’une façon non encore élucidée ; après sa libération la personne qui l’avait accusé, a disparu.

 

7. LES ASSOCIATIONS ET LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES

 

 

 

DISTRICT DE BUKUNZI

 

 

C’est là où est né la « LIPRODHOR »  avec pour but la lutte pour les Droits de l’Homme.  Actuellement, elle est caractérisée par ségrégation faites par les originaires de CYANGUGU, dans son administration, il y a des divisions ethniques, aussi, elle se montre comme un parti d’opposition dans son fonctionnement. Elle bénéficie de beaucoup d’argent des blanc sans toute fois montrer l’intérêt pour les citoyens.

 

8. MINIMISER ET ATTISER LE GENOCIDE

 

 

Il existe dans la Province de CYANGUGU des gens qui effraient les rwandais en disant : «  Le prochain génocide  va opposer les riches et les pauvres,  il va se fonder sur la gouvernance, sur les inégalités des salaires »,  comme si le génocide était un héritage de toujours au Rwanda.

 

Ce langage est remarquable chez les directeurs des divers établissements scolaires. Il y a ceux qui  pensent que le génocide ne concerne pas tous les rwandais et qu’il est apanage des seuls rescapés du génocide. C’est  dans ce cadre les actions relatives à la mémoire et  à l’inhumation des victimes du génocide lors du deuil national, sont laissés aux seuls rescapés du génocide qui sont aidés dans plusieurs endroits par les l’armée nationale. Ils s’opposent à ce qu’on se souvienne des victimes du génocide ; cela se manifeste par le fait qu’ils ne montrent pas là où on a jeté les corps des victimes du génocide, le manque de respect envers les mémoriaux du génocide et les résidus des rescapés du génocide.

 

Exemple : l’autorité a refusé de d’accorder un véhicule, la population a mis les os dans des sacs destinés à l’approvisionnement au marché, les transportant sur la tête et d’ailleurs ils n’ont pas participé.

La majorité des tombes dans le district de Nyamasheke est détruite.

 

9. DANS LA PRESSE

 

La province de CYANGUGU n’est pas suffisamment accédée à la pesse rwandaise( Radio, Télévision, les journaux) plutôt, elle n’écoute que des radios congolaises : MARIYA, MAENDELEO, AGATASHYA, OKAPI, RTNC  et RUTOMORANGINGO du BURUNDI, ces dernières propagent une idéologie génocidaire dans cette région des grands lacs.

 

10. DANS LES  ECOLES

 

Les écoles de CYANGUGU  sont caractérisées par n acharnement contre le FARG. Ceux qui minimisent le génocide opposent les bénéficiaires de  FARG  et les bénéficiaires du Fond  de pour l’éducation.

 

 

11. LES RWANDAIS VIVANT À L’EXTERIEUR DU PAYS

 

 

Les rwandais dont les interahamwe, l’armée  vaincue (Ex-FAR), les réfugiés qui ont refusé de rentrer au bercail et qui sont encore dans les forêts de l’Est de la république Démocratique du Congo sème l’insécurité et véhiculant ainsi l’idéologie de génocide dans la population. On rencontre surtout cela dans le district de BUGARAMA où il y a un va-et-vient entre la cité et la Ville de KAMANYORA.

 

 

 

C’est là où passe les infiltrés en allant au Burundi sous couvert de la forêt de la KIBIRA  afin de troubler la sécurité des provinces de GIKONGORO  et BUTARE.

 

 

12. LES ELECTIONS, LES PARTIS POLITIQUES ET LE FAIT DE S’ASSOCIER AVEC CEUX QUI ONT COMMIS LE GENOCIDE

 

Pendant les élections, la campagne électorale a été caractérisée dans certaines localités par la mobilisation de la population à voter celui qu’on appelait « Uwacu ou le nôtre ». Les paroles comme : « Votons celui qui va nous préserver de Gacaca, votons celui qui va libérer les nôtres ; ont été beaucoup entendu.

 

 

Dans la libération des tueurs qui ont commis le crime de génocide et qui était détenus à Arusha en Tanzanie, à savoir NTAGERURA André et BAGAMBIKI  Emmanuel, les habitants de la Cité de BUGARAMA   ont  fêté cette libération.

 

 

Lors du rapatriement au Rwanda de certains responsables de FOCA  en provenance du CONGO, ceux qui étaient au BUGARAMA n’ont pas approuvé cela, et déclaraient dans de groupuscules ceci  : « nos militaires se lassent de vivre dans les forêts, ils rentrent au pays ainsi nous allons nous combattre étant à l’intérieur. » Ici on parle que la majorité sont ceux qui donnent leurs contributions dans le FDLR. 

 

 

Nombreuses gens avec qui nous nous sommes entretenus nous ont déclaré que si l’Etat faisait une maladresse « le génocide pourrait recommencer.»

 

 

Les politiciens originaires de CYANGUGU  sont nombreux. Ceux qui sont au Rwanda sont caractérisés par le régionalisme : il y a  où dans certains quartiers de la Ville de Kigali on trouve qu’ils sont habités par la majorité des gens originaires de CYANGUGU comme : KICUKIRO, KIMICANGA  et GIKONDO.

 

 

Parmi les opposants de l’Etat Rwandais, on trouve que  nombreux d’entre eux sont originaires de cette province, ils ont fui le pays : TWAGIRAMUNGU Faustin, RWAKA, RUTIHUNZA et les autres tels que NTEZIRYAYO Siméon qui était un proche de HABYARIMANA. NTAGERURA André  et BAGAMBIKI  sont poursuivis pour avoir commis le crime de génocide. Ils utilisent la LIPRODHOR  comme un canal pour détourner la population et de souiller l’image du pays à l’étranger et de propager l’idéologie ethniste.

 

 

 

 

·         

 

 

PROVINCE DE KIBUYE

 

 

KIBUYE est une des provinces du RWANDA qui comptaient un grand nombre d’habitants d’ethnie Tutsi surtout dans les ex-RWAMATUMU, GISHYITA, GITESI au bord du lac KIVU.

 

 

Cela a fait que cette province ne soit pas aimée par les régimes de KAYIBANDA Grégoire et de HABYARIMANA Juvénal, ils l’ont laissé dans l’enclavement au niveau des infrastructures de base et le développement en général. C’est là où on mutait les fonctionnaires défaillants ou qui étaient mal cotés. Cette province faisait aussi partie de la ZONE TURQUOISE ce qui a donné aux tueurs  une occasion de tuer sans inquiétude sous couvert des  militaires français.

 

 

Les principaux auteurs du crime de génocide dans la Province de KIBUYE  sont : Edouard KAREMERA alias RUKUSANYA, Clément KAYISHEMA,  Eliezer NIYITEGEKA, Obed RUZINDANA, Pasteur Elizaphan NTAKIRUTIMANA, Yusufu MUNYAKAZI etc. Ces gens ont tué beaucoup de gens tellement que l’effectif actuel de la  population  de  la province de KIBUYE n’a pas encore atteint l’effectif que comptait KIBUYE  avant le génocide.

 

 

Par ailleurs, KIBUYE  est caractérisé par l’héroïsme des habitants de BISESERO  qui ont essayé de combattre étant dans leurs montagnes les militaires et les interahamwe qui portaient des armes lourdes jusqu’à ce que les militaires français les jouent un tour pour sortir de leurs cachettes, puis ils les ont abandonnés à la merci des interahamwe qui les ont tués atrocement.

 

 

Il y a aussi l’héroïsmes des élèves de l’école secondaire de NYANGE,  ils ont refusé de se séparer quand les infiltrés ont attaqué cette école, ils leurs ont demandé que les hutus soient d’un côté et les tutsi de l’autre pour pouvoir tuer les seuls tutsi. Ces enfants ont refusé, préférant être tué ensemble.

 

1.     LES ASSASSINATS

 

 

Il a été observé dans la province de Kibuye, les assassinats ayant un rapport avec l’idéologie de génocide.

 

DISTRICT DE RUSENYI

 

Dans le secteur de MARA, HARINDINTWARI Aminadab,  qui a été libéré de la prison parce qu’il avait  passé aux aveux de culpabilité, rentré chez lui, il a rencontré une vieille maman MUKAKAGENZA Julienne à qui il avait tué son enfant mais qu’il n’a pas avoué son assassinat. Quand la vieille lui a demandé cela, le lendemain on a trouvé son corps dans une tranchée où on a extrait la cassitérite.

 

 

DISTRICT D’ITABIRE

 

MUNYESHYAKA Mathias, originaire de BIRAMBO, un prisonnier qui a plaidé et avoué ses crimes, il a été amené sur sa colline pour témoigner à charge ses coaccusés, puis, deux jours après son témoignage, on a tué son épouse, ses enfant et sa chèvre,

 

DISTRICT DE BUDAHA

 

Justin HABUMUGISHA,  un infirmier du secteur de NYANGE, cellule KIMBOGO a refusé de soigner l’enfant nommé MUKASHYAKA en lui disant d’aller chez FARG pour qu’il lui fait soigner, il lui faisait ça parce que sa mère témoigne à charge dans les juridictions gacaca. Par après, l’enfant est mort pour manque des soins.

 

 

2. PERSECUTION, ASSASSINATS, MENACES PERPETRES A L’ENCONTRE DES RESCAPES DU GENOCIDE  ET DES TEMOINS

 

 

Dans la Province de KIBUYE, les rescapés du génocide et les témoins en général sont persécutés, ils sont terrorisés pour les empêcher de dire la vérité sur ce qui s’est passé pendant le génocide. Les exemples sont multiples :

 

DISTRICT DE BUDAHA 

 

Publié dans nikozitambirwa

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